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La dentelle turque ou oya est une dentelle très ancienne et très fine, faite à l'aiguille ou à la main, en nouant des fils de soie. Fabriquée à l’origine dans les harems, elle était utilisée pour orner les vêtements, les coussins, les tentures.. Elle fut introduite dans les cours européennes au 16ème siècle et fit son entrée dans le dictionnaire de la langue française en 1594 sous le nom de dentelle turque. Vers la moitié du 18ème siècle, la dentelle connut un véritable engouement. Dans le harem, c’était à celle des concubines qui créerait la dentelle la plus riche. Le fil de soie était entrelacé d’un fil d’or ou d’argent, au point que le Sultan Mahmud 1er dut édicter des lois somptuaires limitant leur utilisation. Depuis, la dentelle de oya s’est démocratisée. Elle s’est répandue dans le campagne où elle est indissociable du “yazma”, le foulard que portent les femmes antoliennes. Aujourd’hui, elle est souvent faite au fil de coton (quand ce n’est pas au fil synthétique !). Chaque région possède ses motifs, - le plus souvent des fleurs et des feuilles, mais aussi des fruits ou des grains de riz - et ses gammes de couleurs. On dit que la femme anatolienne fait passer ses sentiments dans les couleurs et les motifs qu’elle emploie. La oya peut aussi être réalisée en trois dimensions ou inscrustée de perles. Chaque oya porte un nom, inspiré de sa région d’origine, de son dessin ou de sa destination (Foyer d’amoureux !). Il existe des dentelles proches de la oya traditionnelle, non plus nouées mais tricotées ou crochetées... et des oyas de cire sculptée, utilisées dans la confection de coiffes de mariées. |